LE BULLETIN DE NAISSANCE DE L'E.S.B.

C’était l’automne 1937, sur la place de l’Eglise, des jeunes tapent dans un ballon. Parmi eux, le fils de l’institutrice, élève à l’E.P.S., et le domestique de la ferme jouxtant l’école.
Le premier, Pierre FAVRE, bien connu par la suite dans le milieu scolaire, et le second, GATHA, eurent l’idée de constituer un club de football. Il fallait alors trouver des dirigeants…
Quelques bonnes volontés de manifestèrent et un bureau fut constitué.
Président :
Germain POUVRASSEAU
Vice-président :
Gaston MONTOIS
Trésorier :
Raymond CHATY
Secrétaire :
Maurice DEMONTIER
Membres :
Chéri PICHOT, René EMMANUEL, Robert CHATY, Albert GODU
Les statuts étaient déposés à la Préfecture de la Vienne le 14 décembre 1937.
L’ETOILE SPORTIVE DE BUXEROLLES était née et son siège social fixé au café GODU
.
 
 
Mise sur pied en 1937 par une poignée de jeunes et avec l’aide du Conseil Municipal, cette société a dû subir les périodes difficiles de 1939 à 1945 et après bien des hésitations a connu son vrai départ en 1953.
Son développement a suivi celui de la Commune, effectifs – niveau de compétition ont connu une progression rapide pour atteindre aujourd’hui le 1er rang dans le classement départemental des effectifs par Club.
Mais le rôle le plus important joué par cette association se situe auprès des jeunes. Aussi je me permets de féliciter les dirigeants successifs qui au cours de ces trente dernières années ont pratiqué et développé cette politique.
S’occuper des jeunes parfois au détriment des résultats de l’équipe Fanion, n’est-ce pas un rôle social important dans la vie de la Cité !
Seule association avec l’Harmonie Municipale pendant de nombreuses années, l’Etoile Sportive a beaucoup apporté à la vie communale, elle a fait connaître Buxerolles hors des limites départementales, elle a contribué au développement local. Depuis quelques années de nouvelles sections sont venues augmenter son rayonnement et je m’en félicite.
Une ville sans associations, est une « ville morte » ce n’est pas le cas de Buxerolles, qui a connu un développement important de sa vie associative au cours de ces dernières années.
Le rôle d’une Municipalité est d’encourager et de favoriser de telles initiatives, mais celles-ci ne peuvent se concrétiser que par la présence et l’action de bénévoles à qui je veux rendre hommage.
L’Etoile Sportive peut être citée en exemple dans ce domaine, qu’elle connaisse le succès en récompense de ses efforts c’est là mon vœu le plus sincère.
Marcel VARLIETTE
Maire de Buxerolles de 1961 à 1989
Président de l’E.S.B. de 1953 à 1961
Président d’Honneur
 
 
LE TERRAIN

Prêté par M.LETANG, il était situé au pied du château d’eau, route de la Vallée. Joueurs et dirigeants, armés de pelles et de pioches durent travailler longtemps pour extraire quelques pointes de rochers un peu trop saillantes.
Le Trésorier actuel du Club , Claude COBERAC, qui a élu domicile sur le site, continue le travail pour ses plantations et son jardin.
Il n’y avait pas de vestiaires bien entendu, et, on se déshabillait au siège social, dans la salle de danse du père GODU. Les 800 m qu’il fallait parcourir pour se rendre au stade étaient effectués à pied ou en vélo et cela constituait l’échauffement d’avant match
 
 
L’E.S. Buxerolles remporte la Coupe à Smarves mai 1939.
En haut de gauche à droite : MIAILLE , VILLENEUVE, JAUNET, VIGNAUD, OUVRAD, MAILLET.
En bas : HAIE, LEVOTE, FAVRE, BRULE, FRUCHARD avec la Reine des Sports 1939, Gisèle CHATRY et ses demoiselles d’honneur Madeleine MONTOIS, Fernande BAUDOUX.
 
 
 
 
Le Président MESSY, hier et aujourd'hui devenu Maire.
LES EFFECTIFS

Ils étaient tout juste suffisants pour constituer une équipe. Les jeunes locaux formaient l’ossature, et les copains de Montbernage venus nous rejoindre permettaient d’afficher complet chaque dimanche.
Le gardien n’était autre que Robert CHARRON, qui, dans les années suivantes devenait célèbre, dans le monde de la Boxe puis du Catch. Les autres joueurs : Pierre FAVRE, Gilbert et Roger GAUTRON, Ramur BRUNOT, Bébert JAUNET, LEVOTE, Robert BRULÉ , Jean MEMENTEAU, Maurice DEMONTIER et Dédé PREVOST dit Valéry.
L’E.S. Buxerolles remporte la Coupe à Smarves mai 1939.
En haut de gauche à droite : MIAILLE , VILLENEUVE, JAUNET, VIGNAUD, OUVRAD, MAILLET.
En bas : HAIE, LEVOTE, FAVRE, BRULE, FRUCHARD avec la Reine des Sports 1939, Gisèle CHATRY et ses demoiselles d’honneur Madeleine MONTOIS, Fernande BAUDOUX.
 
 
LE PREMIER MATCH

Il fut disputé contre la réserve de la Ligugéenne et ne fut pars très brillant. Cependant les matches amicaux du printemps permirent de préparer la saison 1939.
Il fallait aussi parler FINANCES, les recettes étaient nulles, les joueurs achetaient leurs équipements, malgré cela les cotisations ne suffisaient pas pour le fonctionnement.
Le Bal des Sports fut institutionnalisé avec en prime l’élection de la Reine des Sports.
Luce MONTOIS fut la première Reine de l’Etoile Sportive de Buxerolles.
Cette manifestation très appréciée dans la vie du club se déroulait à Lessart chez Roger THEVENET et était animé par le célèbre orchestre de l’époque : Henri THEVENET.
 

LA PREMIERE SAISON OFFICIELLE

L’inter–saison avait vu des départs au Service militaire, mais aussi l’arrivée de nouveaux joueurs : des scolaires, camarades de Pierre FAVRE, Roger OUVRARD, Fernand HAIE (actuellement Maire de Sèvres-Anxaumont et membre du Comité Olympique) et des joueurs du club voisin de Montierneuf « Le BAYARD ».
Maurice DEMONTIER, le dynamique secrétaire, abandonne alors le maillot bleu pour la tenue d’arbitre qu’il portera pendant de très longues années sur les terrains du Département.
Deux équipes sont mises sur pied et la première s’engage en championnat de la Vienne 3ème division.
Le premier match fut disputé contre l’équipe Réserve du Stade Poitevin et se soldait par une défaite 9 à 0 ; mais, au moment du décompte final, l’Etoile Sportive terminait en tête avec 1 point d’avance sur cette même équipe du Stade, tenue en échec au match retour (3-3) grâce au talent du buteur Pierre FAVRE. La poule finale disputée contre Fleure, La Trimouille, Lussac, Antoigne, Lusignan et Saint-Léger-de-Montbrillais permettait au Club d’accéder à la 2ème Division. La victoire 2 à 1 sur Lussac, qui devait remporter le titre, fut déterminante pour cette accession.
Comme le précise Pierre FAVRE , les déplacements posaient beaucoup de problèmes compte tenu de l’éloignement de certains clubs.
La voiture du Père GODU n’était pas suffisante, malheureusement à cette époque ses sœurs n’encombraient pas les rues, surtout pour transporter les footballeurs.
Et Pierre FAVRE, de se souvenir, pour aller aux Trois Moutiers, certains joueurs utilisèrent le train jusqu’à Loudun et terminèrent le chemin à vélo.
Cette saison se terminait par une Coupe à Smarves, remportée avec brio, mais ternie par une blessure grave de Roger GAUTRON (facture tibia-péroné).
On allait alors préparer la nouvelle saison pour affronter la 2ème division. Hélas…la situation internationale s’aggravait de jour en jour. Après les départs au Service militaire, ce fut les maintenus, les rappelés et pour terminer la mobilisation générale.
La plupart des joueurs et des dirigeants quittaient leur foyer, certains malheureusement pour de longues années.
L’Etoile Sportive était contrainte d’arrêter là son activité… Dommage ! C’ était bien parti…
 
Un jour de tournoi au Château d’Eau . La Reine des Sports : Régine NAU avec ses demoiselles d’honneur Pierrette GIRAULT et Jeanine FURET.
 
 
LA REPRISE DE 1945

Une reprise d’activité bien fragile, hélas ! 
Près de six années s’étaient écoulées, le cauchemar était terminé, les dirigeants avaient repris leur activité.
Un groupe de jeunes, privés de loisirs pendant cette période se sentaient des « fourmis » dans les jambes et se détendaient sur le terrain du château d’eau ; il allait revivre !… et le café du Père GODU aussi, siège social oblige et vestiaires… !
Un nouveau bureau fut mis en place avec M. BLOIS, Conseiller Municipal, à qui la Présidence était confiée et bien sûr, les anciens qui reprenaient du service : M. MONTOIS, Vice-président ; Maurice DEMONTIER, Secrétaire et arbitre ; René EMMANUEL, Trésorier ; Chéri PICHOT, Trésorier adjoint et d’autres non moins motivés, Raymond et Robert CHATRY, etc.…Du côté joueurs, certains étaient partis sous d’autres cieux, Pierre FAVRE et Fernand HAIE, nommé instituteurs dans le Loudunais, opéraient à Sammarcolles avec un certain Raymond LIVET devenu par la suite dirigeant et vice-président de l’Etoile Sportive de Buxerolles.Seuls, Jean MENANTEAU, Pierrot LAFLEUR, André PREVOST dit Valéry étaient encore là.
 
L'équipe lors d'un tournoi en 1946.
De gauche à droite debout : G.GAUTRON, FRAUDEAU, THEVENIN, P.GUILLEMOT, A.MESSY, H.VARLET.
En bas : P.LAFLEUR, MENANTEAU,X..., M.GIBAULT, R.CHOLLET.
 
Les plus jeunes notamment GUILLEMOT, PAUTROT, MESSY, GIBAULT auxquels s’ajoutaient les voisins de Bonilet, GUERIN, VASLET, CHOLLET constituaient l’ossature de l’équipe.Evidemment, il fallait repartir en 3ème Division et le Club allait y jouer un rôle très modeste. 
Rapidement, malgré l’arrivée de quelques « jeunots » PAUTROT, MOUSSERION, MORILLON, etc.… des problèmes d’effectifs se faisaient sentir, le Service Militaire décimait toujours une partie du groupe…
D’autre part, la mise en place d’une section Basket féminine (eh oui !) allait disperser l’activité des dirigeants et, en 1948, il fallait à nouveau se mettre en sommeil.
 
1953 – LE GRAND DEPART

Cette fois on repartait du bon pied et nous retrouvions alors Marcel VARLIETTE, Président ; André MESSY, Secrétaire et Marcel EMMANUEL, Trésorier.
Une seule équipe est engagée en Championnat Départemental de Troisième Division. Elle va éprouver bien des difficultés, pendant de nombreuses années, pour gravir quelques échelons dans la hiérarchie des compétitions.
Buxerolles, commune périphérique voyait alors sa population croître rapidement et, avec l’implantation de la Cité des Castors, l’ E.S.B. allait connaître un nouvel essor.
L’équipe dirigeante s’étoffait avec la présence de MM. VALADE, MOREAU, GUERRAUD entre autres. L’encadrement avec, au début , Fernand HAIE, alors instituteur au Planty, puis plus tard, Daniel BROUSSEAU, permettait de pratiquer une politique « des Jeunes » qui allait porter ses fruits.
Sous l’impulsion de BROUSSEAU on arrivait à la Promotion de Première Division et on développait de plus en plus la formation des jeunes.
 
 
Une vue de l’E.S. Buxerolles dans les années 50. 
 
 
 
1960
Buxerolles ne fut-il pas , un des rares club de Troisième Division à engager une équipe Junior en Championnat Régional. Elle rencontrait notamment le Limoges Football Club sur le terrain du Bourg avec les MAUDET, MAGNAN, LAURENDEAU, BOUYAT, MAHILLON et autres…
1968
L’arrivée de Jean LUC à la Direction Technique. La progression du Club tant attendue par les fidèles supporters allait arriver sous l’impulsion de cet homme aux « coups de gueules » légendaires.
De plus, son activité sur le terrain permettait aux jeunes Loups qui l’entouraient de s’exprimer pleinement et en toute confiance. Lors du bilan de la saison 69/70, Jean LUC pouvait fièrement clamer Champion de la Vienne en Promotion de Première Division et finaliste de la Coupe du District.
LA SAISON 70-71
Cette saison allait aussi apporter beaucoup de satisfactions. En effet, l’équipe Fanion, sur sa lancée termine première de la poule Nord du Championnat. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire du Club, les couleurs seront affichées au delà des frontières départementales.
Cette même année l’équipe 1B termine 2ème de sa poule et accède à la 2ème Division tandis que les Cadets sont finalistes du Championnat de la Vienne.
LA SAISON 71-72
Elle ne sera pas moins riche en émotion puisqu’elle permet au Club d’accéder au Championnat Régional de Promotion d’Honneur. Pendant 10 mois il a fallu en découdre avec les solides formations deux-sévriennes qu’étaient Saint-Aubin, Les Aubiers, Mauléon, Souche-Niort, Secondigny, L’Absie et autre Courlay. Le Département était alors représenté par B.A.R.O.C., Châtellerault 1B,  Chauvigny 1B et Montmorillon 1B.
LA SAISON SUIVANTE 72-73
Alors que Buxerolles vient de vivre pour la première fois le Championnat de Promotion d’Honneur, le Président Maurice CHARTIER peut afficher un bilan satisfaisant lors de l’Assemblée Générale. La bagarre a été dure avec les Montendre, Barbezieux, Cognac, Pont l’Abbé, Matha, Bressuire…
Le Club annonce 140 licenciés soit : 40 seniors, 16 juniors, 22 cadets, 35 minimes et 27 pupilles.
Les entraînements sont toujours assurés par Jean LUC à qui le Club doit beaucoup depuis 5 saisons.
Marc AIRVAULT également Moniteur est plus particulièrement chargé des Minimes et deux Initiateurs Claude TEXIER et Nicolas AKA prennent en charge l’Ecole de Football.
73-74
Les premières notes d’essoufflement…
Les trois équipes seniors sont dû se bagarrer ferme au cours des mois de mars et avril pour éviter la descente et heureusement, toujours se sont tirées d’affaires. L’équipe première notamment terminait très fort à Bressuire gagnant ainsi une place en milieu de tableau d’un Championnat de Promotion d’Honneur très très dur.
Le classement était des plus méritoires dira-t-on dans les chaumières car il avait fallu compter avec la disparition d’un tiers des équipiers premiers pour des raisons de Service militaire, professionnelles et autres familiales.
Heureusement les réservistes alors en Première Division Départementale étaient là et l’on put parer au choc, seule l’équipe Senior 4 fut victime de la hiérarchie et dû stopper son activité en milieu de saison.
  
Carte de dirigeant délivrée Juin 1962
74-76
Deux années de « corde raide » qui allaient finalement voir le Club redescendre d’une marche ; Jean Luc s’était retiré, LOPEZ, le nouveau responsable technique devait se plier à une mutation professionnelle, il fallait donc mettre en œuvre les « forces internes du Club » et c’est le Secrétaire Claude RAYNAUD qui se voyait confier la tâche bien ingrate de responsable technique.
Le bilan de la saison 76/77
Il est tracé par le Président André MESSY et qualifié de positif. 11 équipes ont participé aux différentes compétitions. L’équipe Fanion a assuré son maintien en Promotion de Ligue. L’équipe 2 , le sien en Promotion de Première Division ; quant à l’équipe 3, elle a manqué d’un cheveu la montée en catégorie supérieure.
Parallèlement, on note beaucoup de sérieux chez les jeunes où les cadets, les minimes et les pupilles terminent dans les trois premiers de leur compétition.
On note même pour cette saison qu’un jeune élève de Buxerolles, VILAIN, se classe à la 5ème place de la finale régionale du Concours du Jeune Footballeur.
78/83
Des années « quelconques » où l’amateur de sensation n’a rien à se mettre sous la dent . C’est la valse des entraîneurs d’année en année, mais rien de bien marquant pour le niveau du Club. Parmi les entraîneurs cités plus haut on note LEHURAUX, RASPOTNICK, AIRVAULT, PINTAULT.
Pendant ces années, l’équipe Fanion se maintient au niveau Ligue, mais les réservistes entament une dégringolade qui les conduit en Promotion de 2ème Division… Un véritable cauchemar.
Le principal des nouveautés se passe chez les jeunes où l’on travaille toujours de pied ferme . Ce sérieux rapproche du Club une bonne chambrée de parents qui vont petit à petit s’intéresser vivement à la vie du Club.
De 1983 à aujourd'hui
Au début de cette période , le club présente trois équipes seniors-juniors, une équipe cadette, une équipe minime et quatre équipes en Foot à 7 issues de l’Ecole de Football.
Le mot d’ordre des nouveaux responsables, tous acquis à la cause du Club n’est autre que « JEUNES-JEUNES-JEUNES » et le reste reviendra comme aux belles années.
 
 
« JEAN LUC STORY » Jean Luc est né le 7 juillet 1937 à Angers. De ses origines il a conservé le goût du travail bien fait, la sûreté du jugement et le sens de la diplomatie. Il signa sa première licence comme minime à Pignerolles, un club des environs d’Angers ; puis cadet, opta pour le S.C.O où durant deux ans il fut stagiaire pro. Il obtint une sélection dans l’équipe de France junior avant de venir tenter sa chance dans un club de la Vienne, le S.C. Chasseneuil dont c’était alors la grande époque. LUC joua alors en C.F.A. aux côtés de joueurs dont la plupart n’ont pas été oubliés puisqu’il y avait là HUESSO , BOUCQ, BIGLIARDO, BIENVENU , HERNANDEZ, CHRIST, COUTIVAL, MEVE…. Jean LUC demeura à Chasseneuil jusqu’en 1957, effectua une demi-saison à l’Eglantine de Trélazé (Maine et Loire) puis partit en Algérie. Il joua alors durant trois ans à l’A.S. Préfecture où il fit la connaissance de l’entraîneur qui l’a le plus profondément marqué Bou FERMES. De retour en France, LUC se dirigea vers la Bretagne où il porta les couleurs de Saint-Brieuc qui opérait alors en C.F.A. avant de revenir au cours de la saison à Chasseneuil où il côtoya LHOMME, COUDREAU, SICARD et un rescapé de son premier séjour « Tonio » BIGLIARDO. En 1961, il opta pour le stade P.E.P.P. Ce fut un « coup de foudre » pour ce joueur qui avait déjà beaucoup voyagé. « J’ai connu, au Stade les plus beaux moments de ma carrière, dit-il. J’y suis resté huit ans, ayant été durant six saisons le capitaine de l’équipe . J’ai participé à l’accession en C.F.A. lorsque LIRIO était entraîneur. Et je ne cache pas, bien que mon départ ne se soit pas déroulé de façon la plus souhaitable, qu’une place est resté dans mon cœur pour le Stade. » L’équipe de la montée, LUC ne l’a pas oubliée et il se souvient des joueurs qui évoluaient alors sous le maillot stadopeppiste : LHOMME , ANDRE et Serge FILLON, CHAMORET, GUILLON , BOUVET, SABOURAULT, REMY, PARNAUDEAU, TASSAULT , BRUN, CORNUEL, COUDRAIN, PAPINEAU , CHESNET … En 1969, Jean LUC quitta donc le Stade. Buxerolles cherchait un entraîneur-joueur, il y signa sa première licence.
L’EFFECTIF DE L’EQUIPE FANION QUI DISPUTA LE CHAMPIONNAT DE PROMOTION D’ HONNEURLUGAN
LUGAN Philippe, 18 ans
étudiant, gardien.
PLAUDIN André, 19 ans
chauffagiste, gardien.
MAUDET Maurice, 28 ans
artisan, défenseur.
PINEAU Michel, 18 ans
étudiant, défenseur.
POUANT Christian, 21 ans
étudiant, défenseur.
LUC Jean, 34 ans
représentant, défenseur.
GENDRE Robert, 22 ans
comptable, milieu de terrain.
LUC Bernard ; 30 ans
représentant, milieu de terrain.
MESSY Jean-Marie, 19 ans
étudiant, milieu de terrain.
GUICHARD Bernard, 18 ans
étudiant, ailier droit.
GENDRE Dominique, 19 ans
employé de bureau, ailier gauche.
BRUN Christian, 20 ans
étudiant, avant-centre.
FERNANDEZ Jacques, 17 ans
étudiant, avant-centre.
AUCHE Alain, 16 1⁄2
étudiant, défenseur.
QUATREVEAUX Denis, 16 ans
étudiant, ailier gauche.
BEAU Patrick, 17 ans
étudiant, défenseur.
GOUFFE Alain, 27 ans
chef de service, attaquant.
DUBOIS Claude, 26 ans
employé hospitalier, défenseur.
 
 
 
L’école de Football de Buxerolles sous la direction de Patrick LIVET (en bas à droite) lors de la saison 84-85.
 
LA FIERTE DU CLUB

On reprend le travail à la base afin de permettre au plus grand nombre d’enfants de pratiquer le football à Buxerolles. Cette démarche demande beaucoup d’efforts, de temps et de bonne volonté. Il faut aussi faire preuve d’imagination et créer des manifestations susceptibles d’intéresser ces jeunes joueurs qui font défaut.
La réussite viendra de l’organisation de deux supers tournois de jeunes où en l’espace de 48 heures de football on dénombre quelque 2 500 visiteurs au stade du Planty. Au delà du succès sportif de ces manifestations, le Club s’assure une bonne renommée et enregistre de nombreuses demandes d’adhésions.
La bande au Président MESSY avait réussi son entrée, il ne lui restait plus qu’à se confirmer dans sa gestion purement interne tout au long d’une année de football. La Direction technique du Club pour la saison 83/84 est confiée à un jeune Montmorillonnais, « tout petit diront certains », qui possède une sacrée renommée de butteur : Michel PINEAU. 
Sa première saison ne sera pas un cadeau, en effet le déclin entamé depuis plusieurs années conduisait l’équipe Fanion à la première Division Départementale. Pourtant le Club se portait bien et tout portait à croire qu’il n’y avait là qu’un épisode relativement court à vivre à ce niveau.
D’ailleurs, le message annonçant la nouvelle dynamique du Club avait sonné aux pavillons d’anciens joueurs de talent appartenant au Club à son heure de gloire. Alain AUCHE , Jean Louis AUZANNEAU quittaient la Division d’Honneur et revenaient apporter leur soutien aux bleus, certains que le message porterait ses fruits.
Michel PINEAU dira lui-même, lors de l’Assemblée Générale, en parlant de la descente : « J’en assume la responsabilité mais j’en refuse la paternité ».
Une façon comme une autre de prévenir tout son monde quant à la différence de travail qu’il entendait imposer. 
« Il avait raison le Petit » car en mai 85, ses joueurs le portaient en triomphe pour fêter la remontée en Promotion de Ligue.
Pendant ce temps-là, côté jeunes, réussite totale en matière d’organisation puisque celle mise en place permettait au Club d’être classé au 1er rang départemental pour la saison 85-86 en nombre de licenciés.
Jusqu’en juin 1987, l’équipe Fanion se comporte honorablement dans son Championnat de Ligue où l’on note deux places de cinquième en bilans de saisons.
Ce petit bonhomme d’entraîneur outre son action au niveau de l’élite locale avait permis de gravir des échelons aux équipes réserves.
C ‘est ainsi qu’en avril 86, l’on vit la même journée l’équipe B assurer l’accession au Planty à 15 heures et l’équipe C l’imiter à Chasseneuil le soir à 20 heures « UNE SACREE JOURNEE ».
Un titre de Champion de la Vienne en Juniors permettait également de compléter le registre des satisfactions puisqu’il donnait droit à l’accession en Championnat Régional.
Pendant ce même laps de temps, les éducateurs adjoints avaient également travaillé fort. Alain AUCHE avait conduit ses cadets à la deuxième place du Championnat Régional Honneur, la notoriété de son groupe était reconnue sur tous les stades en cette fin de saison 86/87 et me siège du Club actuellement porte les traces de cette merveilleuse saison sur les étagères « porte-trophées ».
Patrick LIVET, lui non plus s’en était pas laissé compter et il ramenait en l’espace d’un mois quelque 30 coupes avec l es poussins, les pupilles et à un degré moindre les minimes.
Pourtant en ce mois de juin 87, Michel PINEAU devait quitter la Direction technique du Club.
Son métier de représentant ne lui permettait pas de « donner » plus au Club et sa proposition de répartition des tâches n’ayant pu aboutir , il laissait le choix au Comité de Direction de choisir son successeur. Lui, témoignait sa fidélité au Club et portait même à quelques occasions le maillot bleu avec l’équipe C la saison suivante.
C’est donc en juin 87, que le dernier responsable technique de ce cinquantenaire d’activité prend ses fonctions : c’est Jacques DANTAN.
Sa première saison est en partie utilisée pour découvrir « La Maison ».
Une de ses principales tâche sera de mettre en place une véritable équipe technique. Toutes les équipes sont dotées d’un éducateur et même l’ensemble technique est doté d’un chef de file : Jean-Marc DURAND.
La saison sportive quant à elle, n’apporte pas d’émotions fortes.
Jacques DANTAN prépare l’avenir en incorporant d’une manière cyclique 2 ou 3 juniors à l’équipe Fanion. Son adjoint ,en équipe réserve, opère de la même façon et la saison se termine dans le calme.
Nous voilà en juin 1988, Jacques DANTAN est reconduit dans ses fonctions et l’on note un retour aux commandes, mais cette fois de l’Equipe B, de Michel PINEAU.
La Direction du Club, elle, subit un changement et non des moindre, puisque le Président MESSY annonce son retrait tout en restant membre du Club.
On en profite pour revoir un peu l’organisation administrative du Club. Toute activité de l’association est divisée en collèges d’où l’on nomme des représentants qui siègent au Comité Directeur.
Une section de douze administratifs compose l’organe exécutif et répond à la dénomination de « BUREAU » pour les besoins statutaires .
Que donnera cette nouvelle organisation ?…
Chers amis sportifs, vous le saurez lorsque vous lirez le « deuxième tome » de cet ouvrage à l’occasion du …Centenaire du Club.
Allez les Bleus !
Vive l’E.S.B. !
 
 
1970 / 1971
 
 
LA VIE EN ASSOCIATION
 
La loi du 1er juillet 1901, relative au contrat d’association, a fixé le principe : 

« L’association est la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun d’une façon permanente leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices… »
Du bon vouloir de chacun dépend la force de l’association. En effet si chaque membre s’efforce de ne penser q’au but déclaré au delà de toute idée de recevoir, ne serait-ce que des louanges, seules seront en œuvre les qualités des membres associés.
Pour nous footballeurs, la toile de fond de la pensée doit impérativement être le CLUB . Chacun de nos actes ou déclarations doit être au service de l’association ; l’idée de recevoir individuellement est à bannir.
L’activité d’un adhérent, aussi grande et merveilleuse soit-elle pour l’association, ne sera jamais bénéfique si, au départ, son auteur œuvre à des fins personnelles. A plus ou moins brève échéance, cette attitude sera condamnée par les observateurs et au bout du compte l’association sera perdante.
Vivre intelligemment en milieu associatif n’est pas aisé, cela implique une large interprétation des valeurs morales de l’individu. Il n’y a pas de modèle en la matière, il faut donc composer avec les adhérents en place en sachant mettre en valeur uniquement leurs qualités.
Ce principe amènera inévitablement une dynamique dans la recherche du « bon vouloir » et, à terme, le respect d’autrui donnera de la force à la personne morale qu’est l’association.
Tout individu doit être respecté pour ce qu’il effectue de bien au service du Club et non pas jugé pour ce que l’on connaît de lui dans sa vie d’être humain.
La force du groupe reste dans la diversité de ses membres et dans la capacité de chacun à œuvrer en toute bonne foi vers les objectifs fixés dans les statuts de l’association.
Une véritable ambiance naîtra dans la vie d’un club que le jour où chacun de ses membres possèdera, lui-même, un esprit pur et envahi de joie de vivre au delà des tourments qu’apporte la jalousie.
La qualité de l’association sera toujours proportionnelle à celle de ses membres, alors, que ceux qui ne peuvent se soumettre à ne voir et n’exploiter que le bon côté de leur prochain sortent des rangs ; ils n’ont pas leur place dans ce magnifique monde qu’est le secteur associatif.
Si dans ce petit recueil, j’ai voulu, maladroitement certes car je ne suis pas un écrivain, parler de la sorte, c’est que je ne décèle pas encore chez tous les « décideurs sportifs » cette volonté d’unité morale.
Sachez, vous qui vous reconnaissez dans ces lignes, que je vous suis très reconnaissant lorsque vous exprimez vos qualités au service d’un club, et pour le reste du temps, je ne suis pas compétent dans ce milieu sportif qu’est le vôtre, pour comprendre le bien fondé de votre attitude, s’il en est. Amis sportifs, ne soyez plus sectaires, nous avons besoin de tout le monde qui dirige actuellement notre sport favori.
Sachons tous respecter les idées majoritaires de fonctionnement. La vie en association c’est aussi cela.
Le Président 88/89
Richard AUDONNET
 
 
 
 
 
 
 

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